Occitanie

Les instruments d’Occitanie sont nombreux et variés :

– Le hautbois, présent depuis au moins le XIIIe s. et jusqu’à la Révolution dans la plupart des régions, s’est maintenu plus longtemps dans quelques zones : dans le Tarn (Mont de Lacaune) sous le nom de graile, dans le bas-Languedoc notamment pour l’accompagnement des joutes sous celui d’aubòi, dans le Couserans ariégeois sous le nom d’aboès… L’instrument existait aussi dans les Pyrénées gasconnes sous le nom de clarin, dans le Lauragais sous celui d’amboèsa… Des modèles ont également été retrouvés dans l’ouest du Rouergue et l’instrument était connu dans le Lot sous le nom d’amboèsa.

– Différents types de cornemuses étaient et sont toujours populaires dans le Limousin sous le nom de chabreta, en Auvergne et en Rouergue sous celui de cabra ou cabreta ; dans le haut-Languedoc sous le nom de craba ou bodega ; en Gascogne sous le nom de boha. Des traces de cornemuse ont été retrouvées également dans les Pyrénées.

– Lo pifre (fifre) qui était autrefois présent un peu partout dans le domaine occitan, s’est davantage maintenu dans les Landes et la Gironde avec les ripataulèras (formations de fifres et percussions), dans la région de Nice, le Quercy, la Montagne noire…
On repère également un peu partout des flûtes à 6 trous et dans certaines zones des flûtes à 3 trous restées populaires en Provence sous le nom de galobet, dans le Béarn et les Landes sous celui de flabuta ; le joueur de flûte à 3 trois s’accompagne d’un tom-tom (tambour à cordes) dans le Béarn ou d’un tambour à peau dit tamborin en Provence.

– La vielle à roue appelée souvent viòla ou sansònha, est surtout pratiquée dans le Massif central (Auvergne, Limousin), les Landes et la région de Nice.

– Le violon quant à lui, apparu au XVIe s., était populaire partout mais s’est surtout maintenu en Auvergne, Limousin, Quercy, dans le Dauphiné, les Alpes…

Ces instruments servaient dans toutes les réjouissances officielles ou privées, religieuses ou profanes, notamment pour la danse, et ont été concurrencés depuis le XIXe s. par les instruments des sociétés musicales (cuivres et bois) puis par l’accordéon dès sa popularisation à la fin du XIXe siècle.