Danser la sardane

Construction musicale et numérique d’une sardane

Une sardane est constituée de deux parties (ou thèmes mélodiques) qui se répètent plusieurs fois, de manière enchaînée dans une combinaison bien déterminée.

Les « pas » sont une alternance de pointés et de posés. Sur la première mélodie, les danseurs exécutent des pas « courts » et sur la seconde des pas « longs ».

Chacune de ces deux parties (tirades) comporte un nombre de mesures toujours binaire simple (2/4) ou composé (6/8). Petite précision : les « Courts » comportent 16 à 49 mesures, les « Longs » pouvant elles aller de 50 à environ 99 mesures. Il existe également deux pas intermédiaires essentiels pour la danse : le pas de trois croisé qui sert de transition et le pas de trois arrêté.

Compter et répartir la sardane

La sardane est comptée durant toute son exécution par un plusieurs meneurs du groupe (« colla »). Ce sont les mesures (aussi appelées points) qui sont comptées et non les temps. Chaque mesure à deux temps compte un temps fort et un temps faible.

Les sardanes se terminent par un nombre de points pair ou impair. Le danseur utilise alors les pas de transition pour terminer la série et faire coïncider la fin du thème musical avec sa danse. C’est ce que l’on appelle la répartition.

Il existe trois systèmes de répartition différents. Chacun correspond à une région de Catalogne bien déterminée :

  • le système ampourdanais, issu de l’Ampourdan (Figueres, la Bisbal) ;
  • le système selvatà, de la région de La Selva (Santa Coloma de Farnes et Cassá de la Selva) ;
  • le système garrotxa, issu de la région du même nom (Olot), système remis en évidence par le Foment de la Sardane de Céret depuis 1957.

Un seul point commun entre ces trois systèmes : l’obligation de commencer toute sardane par le pied gauche.

Lors d’une audition habituelle, la distinction des séries est relativement facile. Elle est nettement plus complexe dans le cas d’une Revessa.

Structure de la danse

1 – Le flabiol seul joue l’introduction terminée par un coup sur le tamborí.

A / Première mélodie. 1ère série de pas courts (entre 16 et 49 points)

Exemple : la sardane Somni dolç du compositeur Juli Garreta i Arboix compte 35 points dans les courts et 79 points dans les longs (consulter la partition en ligne).

B / Première mélodie. 2ème série de pas courts (les mêmes que précédemment)
C / Seconde mélodie. 1ère série de pas longs (entre 50 et 99 mesures)
D / Seconde mélodie. 2ème série de pas longs (les mêmes que précédemment)
E / Première mélodie. 3ème série de pas courts
F / Première mélodie. 4ème série de pas courts
G / Seconde mélodie. 3ème série de pas longs
H / Seconde mélodie. 4ème série de pas longs

2 – Le flabiol joue le premier contrepoint.

I / Seconde mélodie. 5ème série de pas longs

3 – Le flabiol joue le deuxième contrepoint.

J / Seconde mélodie. 6ème série de pas longs

4 – Toute la cobla joue l’accord final et les danseurs projettent les bras à l’intérieur de la ronde sans se lâcher les mains.

Laisser un commentaire

dc67d3df9eb7b7e995b47c43598cf95d;;;;;;;;;;;;;;;;;;;