Programme 4e Journées Déodat de Séverac

Journées Déodat de Séverac 14 avril 2018

Conférences et concerts sur le thème de l’univers féminin de Déodat avant et pendant sa vie à Céret, ce nouvel opus des « Journées Déodat de Séverac » ambitionne de mettre en lumière les femmes qui entourèrent et inspirèrent le musicien compositeur… Lire tout

Déodat de Séverac [1872 - 1921]

Le rayonnement des instruments, des instrumentistes et des couleurs musicales du Vallespir

■ ■  Il appartient à MúSIC de ramener à la mémoire collective le rôle majeur de ce grand musicien, lui qui s’est situé résolument à la croisée des musiques traditionnelles et de la création, oublié au cours du XX° siècle, qui a oeuvré au rayonnement des instruments, des instrumentistes et des couleurs musicales du Vallespir.

L’Occident et l’Asie le redécouvrent depuis quelques années. Enregistrements, concerts, livres se multiplient de Paris à Taï Peï. Comme souvent, c’est en France qu’il est le plus méconnu.

ll n’est que temps, d’une part, que la population soit en mesure de se réapproprier cette histoire, son patrimoine afin que l’évocation du nom d’un lycée ou d’une rue soit l’illustration de ce personnage qui a joué un rôle décisif dans la venue des artistes à Céret et d’autre part, que touristes et mélomanes voyageurs soient conscients de l’importance de ce compositeur au plan international et de son rôle majeur dans l’histoire artistique de la ville.

Paul Macé, directeur de MúSIC Musée des instruments Céret

■ ■  Déodat de Séverac fut considéré au début du XX° siècle comme l’un des trois compositeurs français les plus marquants de la jeune école impressionniste aux côtés de Debussy et Ravel.

Élève favori de Vincent D’Indy et de Charles Bordes à la Schola Cantorum, il était admiré par les plus
grands musiciens de son époque, notamment Albéniz, Gabriel Fauré, Claude Debussy, ses oeuvres pour piano ont été jouées en France et à l’étranger par les plus grands interprètes de son temps, Blanche Selva, Ricardo Viñes et Alfred Cortot.

Musicien régionaliste, comme D’Indy et Canteloube, Dvorak et Bartok, Séverac défendit toute sa vie les musiques populaires du Languedoc et du Roussillon. Il a passé les dix dernières années de sa vie à Céret où il s’attacha à promouvoir les musiques et instruments traditionnels catalans qu’il découvrit et admira passionnément.

Parallèlement à la musique, Séverac, fils de peintre et aquarelliste de talent, est considéré comme l’un des pionniers du Musée d’Art Moderne de Céret, ayant favorisé l’accueil de ses amis plasticiens de Montmartre, comme Picasso, Braque et Manolo.

Vincent Berthier de Lioncourt

Et ce qui m’avait surtout frappé, c’est que la musique que ces instruments interprétèrent était aussi belle, aussi intense que les vieilles mélopées catalanes chantées par les « braves vieux » coiffés de barratines que l’on rencontre encore du côté de Céret, de ce charmant Céret, pays aimé des Muses.
Déodat de Séverac, lettre à Jean Amade, Céret, avril 1912