Les instruments

Le flabiol – tamborí

Excellent instrument d’ornement, le flabiol est une petite flûte à bec à une main d’une vingtaine de centimètres au son très aigu et de tonalité en fa. Il appartient à la famille des flûtes et tambours à une main, comme le galoubet provençal et le txistu basque. Le flabiolaire joue de la main gauche et bat le tamborí au moyen d’une baguette avec sa main droite. Le flabiol comporte huit ou neuf trous, cinq seulement sont utilisés, trois dessus, et deux dessous, les autres étant des trous d’accord. Le corps de l’instrument est généralement en bois d’ébène ou de jujubier et le bec en ivoire ou en corne. Avec une cadence codifiée (entrada), il introduit la musique et la danse. Le flabiol est un instrument très caractéristique de la cobla par son intervention dans les entrées et les contrepoints de la sardane. Seul instrument de percussion de la cobla, le tamborí, avec la contrebasse et le second fiscorn, donne à la cobla le tempo et le rythme de base de la sardane.

Le tible

Proche de la tenora, le tible (ou encore prima) est un instrument à anche double. Son origine remonte aux anciennes xeremies catalanes qui donnèrent naissance à la tarota, prédécesseur sans clef du tible. Transpositeur en fa, il est de dimension plus réduite et est donc plus aigu. Si les tibles de Toron sont en buis, le bois le plus courant est le jujubier, parfois l’ébène rouge. Il se compose d’un corps en deux parties, d’un pavillon en bois, percé de quatre trous destinés à assurer une meilleure justesse aux notes les plus graves, et d’une anche montée sur tudell.

C’est un des rares hautbois traditionnels chromatiques, ce qui lui permet d’être joué dans de nombreux répertoires.

Tible, fabriqué par André Toron. [ins_095] Coll. CIMP

La tenora

C’est sous le nom de hautbois-tenor que le facteur André Toron de Perpignan donna la forme actuelle à l’instrument (vers 1850-1855) en allongeant le corps, en ajoutant un large pavillon en métal et un système de clés sophistiqué.

Également appelé tenor ou tanor, cet instrument à vent de la famille des hautbois se distingue par sa puissance, précieuse pour le jeu en plein air.

Cet instrument se compose d’un corps en bois de jujubier en deux parties, d’un pavillon largement évasé en métal comportant les clés de sol et de fa dièse graves et d’une anche double montée sur tudell. Pep Ventura, musicien de Figueres, l’utilisera pour créer la cobla moderne.

Tenora, fabriquée par Enric Soldevila 'Catroi'. [ins_287] Coll. CIMP

La trompette

Instrument transpositeur en si bémol, la trompette est constituée d’un long tube métallique recourbé avec un jeu de 3 pistons, une embouchure en forme de coupe à une extrémité et un pavillon évasé de l’autre.

Dans la seconde moitié du 20ème siècle, ce cuivre à pistons a remplacé le cornet à pistons (cornetí) au sein de la cobla pour ses qualités de brillance et de puissance sonore.

Trompette, fabrication Pelisson. [ins_021] Coll. CIMP
Trombone à pistons. [ins_070] Coll. CIMP

Le trombone à pistons

Instrument à vent en cuivre, sa forme la plus fréquente est celle du trombone à coulisse. Utilisé dans les fanfares et harmonies, il était également présent dans les cobles de joglars. Cependant, dans la cobla moderne, on le trouve sous la forme d’un trombone à pistons en do. Son rôle est mélodique, assurant le contrechant, mais aussi rythmique, accompagnant quelques fois le tamborí, le fiscorn et la contrebasse.

Le fiscorn

Présent dans presque tous les pays d’Europe centrale et particulièrement en Allemagne, Autriche, République Tchèque, Slovaquie et Italie, ce cuivre à pistons en ut, de la famille des saxhorns et bugles, est la basse à vent de la cobla. Contrairement au trombone à pistons, le fiscorn possède trois pistons rotatifs. Ces barillets sont actionnés par des palettes. Le premier fiscorn tient un rôle mélodique, le second un rôle rythmique. Associé au tambour et à la contrebasse, il donne à la cobla le tempo et le rythme de base de la sardane.

Fiscorn, fabrication Montserrat. [ins_038] Coll. FSR

La contrebasse

Cette contrebasse, aussi appelée vera, ne possède que 3 cordes en boyaux accordées en quartes. Cette particularité offre une grande résonance et un volume sonore suffisant aux côtés des puissants instruments à vent. Avec le tamborí et le second fiscorn, elle assure l’assise rythmique de la sardane grâce aux pizzicati.

Contrebasse vera à trois cordes. [ins_320] Coll. FSR

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